Retour sur le 1er mai 2010 à Lausanne
La jeunesse fait peur, surtout quand elle vomit le capitalisme et l’exploitation. Plusieurs centaines de policiers et de gendarmes, munis de leur attirail de robocop, ont été engagés, ce 1er mai 2010, pour traquer quelques 200 jeunes « autonomes » qui avaient choisi de manifester au départ de la place de Milan. Toutes les issues qui auraient permis à la manif de remonter au centre ville, suivant le parcours prévu, ont été bloquées. Même le métro et les bus ont été arrêtés. A Lausanne, on ne lésine pas sur les moyens quand on décide de réprimer un phénomène de contestation. Pourtant la manifestation a eu lieu : place de Milan, sous-gare, avenue d’Ouchy jusqu’au bord du lac, malgré le harcèlement policier permanent et les provocations.
Au centre ville, traînant savate, le défilé de l’ « extrême-gauche » domestiquée sentait le rance et la naphtaline. Comme d’habitude, il y avait presque autant d’organisations que de manifestants : les vieux de la vieille, quelques militants ou sympathisants sincères peut-être, des migrants peu au fait du contexte local, mais surtout des professionnels de la médiation sociale, des bureaucrates et des politiciens de deuxième zone accompagnés de leur clientèle… Le scoop cette année, c’est que le PS avait choisi de boycotter l’événement parce que les contrôleurs patentés de la contestation ne contrôlent plus les troupes. Il faut dire que c’est la 3e année que le phénomène autonome se manifeste le 1er mai à Lausanne. Ils ont beau s’attifer de rouge et de noir, les « contestataires » officiels ne font plus illusion. Le municipal à la tête de la police, un « communiste » qui promet de laisser les jeunes manifester pour le leur interdire à la dernière minute. Les organisateurs du cortège officiel qui faisaient circuler, depuis plusieurs jours, une rumeur disant que celles et ceux qui iraient à la place de Milan se feraient matraquer. Bref, de la droite à la gauche de la gauche : police partout, justice nulle part !
Après la mort en direct d’un détenu que gardiens et policiers ont laissé s’étouffer dans l’incendie sa cellule, parce qu’il était un « emmerdeur » ; après le meurtre d’un jeune soupçonné de vol de voiture, abattu par un policier dans un tunnel d’autoroute ; la répression du 1er mai est un message limpide pour celles et ceux que ce système marginalise. Ou on obéit, on baisse la tête, on se soumet. Ou on s’organise et on résiste. C’est ce chemin que les « autonomes » ont décidé d’emprunter. Il est étroit et semé d’embûches, mais un premier obstacle a déjà été franchi : le piège politicard des professionnels de l’(in)soumission.
Occupation du PS en réponse de la repression à Lausanne
Suite à la violente réaction policière au défilé du premier mai révolutionnaire à Lausanne, un bon nombre de camarades a occupé la Maison du peuple, en particulier les locaux du Parti Socialiste et du POP. Le peuple c’est nous ! Le premier mai à Lausanne se profilait comme une street parade à la fois radicale et festive. La répression de la flicaille a empêché aux gens qui se placent en dehors des logiques des syndicats, des partis et de leur collaboration avec le système de s’exprimer dans la rue.
En réponse à la provocation des "forces de l’ordre", quelques dizaines de camarades ont choisi de passer à l’attaque et occuper le siège du Parti Socialiste et de demander aux réformistes de prendre la responsabilité politique du comportement de leur police.
Leur réaction à tout ça ne fait que confirmer nos convictions : à cause de leurs idées politiques, on empêche systématiquement une partie de la population de s’exprime dans la rue. On en prend acte et on réagira en conséquence.
LA LUCHA CONTINUA, vamos camarades ! MORT A L’ETAT et à qui le défend !
Provocation de la police au 1er mai révolutionnaire
Des dizaines d’identifications et arrestations ont été effectué par la police lausannoise lors de la street parade du premier mai. Bien que la manifestation avait un caractère festif (camion avec musique, tractages artistiques etc...) le cortège a été réprimé avec une violence inouï. alors que la flicaille avait déclaré la manif "toléré" ils ont empeché aux camarades de monter dans la partie supérieur de la ville. Les manifestants était entrain de reculer vers le bord du lac, mais meme en bas la police s’est acharné contre toute la manifestation. Evidement la volonté politique était depuis le début de reprimer toute forme de lutte et conflit à Lausanne
Ca finit pas ici, mort AUX VACHES ET AUX REFORMISTES !!
infos à suivre, stay tuned

