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8e Promenade antifasciste à Berne [de]

Bündnis "Alle gegen Rechts"
Solidarité antifasciste au lieu de la concurrence nationaliste !
Sortez pour la 8e Promenade antifasciste
le 31 Mai 2008, à 20 heures devant l’église Heiliggeistkirche à Berne :

En réponse à l’augmentation des attaques de néonazie contre des étrangers et des jeunes punks dans les alentours de la gare, nous avons commencé en 1999 à organiser la résistance. Nous avons eu recours à l’auto-défense : nous nous sommes accompagné.e.s les un.e.s les autres à nos trains, nous sommes intervenu.e.s lors d’actes de violence raciste, nous avons rédigé des tracts et organisé des actions comme par exemple la 1ère ballade antifasciste en 2000. Ces ballades antifascistes sont devenues une tradition réunissant après quelques années plusieurs milliers de manifestant.e.s, bien que nous ayons renoncé à demander une autorisation de manifester après la 1ère ballade. Cette tradition fut interrompue l’année passée pour laisser de la place et du temps à l’émergence d’autres formes d’actions. Durant cette année, le mouvement antifasciste rencontra également beaucoup de succès : les mails du PNOS piratés, le tour antifasciste de Berne, la course antifasciste de chaises de bureau, le théâtre de marionnettes, plusieurs manifs, un tournoi de football antiraciste, des concerts, des journées d’actions, le festival antifa et la mise en déroute de la marche sur Berne de l’UDC devrait éveiller en vous de bons souvenirs. Renforcés par les expériences positives de ces derniers mois et avec la certitude que la résistance dans la rue est toujours de première importance, nous allons être, cette année, à nouveau présent.e.s dans les rues pour une ballade nocturne antifasciste. Car il y a encore beaucoup à faire : les idées réactionnaires et d’extrême droite prennent de l’ampleur dans nos régions. Le nationalisme et l’esprit de concurrence sont largement répandus. Et pourtant ce ne sont pas les néonazis ni les gens ouvertement d’extrême droite qui posent le plus grand problème, même s’ils représentent un danger considérable pour la population étrangère et les gens avec des opinions différentes.

Jeunes de droite qui terrorisent ...(Rechte Terrorjungs...)

Malgré nos succès il y eut cette année à nouveau plusieurs concerts d’extrême droite, des manifs néonazies et des attaques racistes. Les attaques se sont même intensifiées pour atteindre une violence jusqu’à là encore inconnue. Nous rappelons par exemple l’attentat à la bombe incendiaire à retardement orchestré contre le festival antifasciste. La planification d’un attentat au moyen d’un minuteur est une escalade importante de la violence d’extrême droite. Leur but n’est pas nouveau, même pour la scène suisse : attaquer ou même tuer leurs adversaires. En outre, les groupes néonazis sont restés plus ou moins stables en nombre et leur soutien parmi la population n’a pas augmenté. Notamment grâce à la résistance antifasciste.

...les partis brunâtres...

L’évolution du paysage politique suisse est bien plus inquiétante. L’UDC est devenue tout aussi raciste que le PNOS, comme nous l’a démontré la campagne des moutons noirs. Celle-ci a été recopiée par divers partis (néo-)fascistes en toute Europe.

Alors qu’à l’étranger les médias bourgeois eux-mêmes commencent à parler d’une évolution dangereuse, en Suisse silence coincé prévaut tout au plus. Les partis politiques de „gauche“ et de „droite“ évitent une confrontation avec l’UDC par peur de subir des pertes électorales. Ainsi la tendance de l’UDC au culte de l’autoritarisme, du nationalisme, du patriarcat, du darwinisme social, de la concurrence, de l’exclusion, de la surveillance policière et du racisme peut se manifester librement. Il n’y a pas de résistance en vue : les stratèges des partis de „gauche“ préfèrent se ranger derrière le bloc bourgeois. Pour couper l’herbe sous les pieds de l’UDC, la „gauche“ réclame des mesures encore plus répressives, qui trahissent leurs derniers idéaux. Finalement, pour „combattre l’UDC“, elle reprend son programme.

... et la politique répressive

Cette politique se présente ainsi : celles et ceux qui ne peuvent pas résister à la pression et à l’obligation de réussir de notre société, les plus faibles de notre société, deviennent des boucs émissaires. Ils sont rendus coupables de tous les maux produits par le système capitaliste et sont attaqués. Cela ne dérange pas les responsables qu’ainsi on ne vise que les symptômes et ne résolve rien, puisque les causes des problèmes sont liées au système. C’est justement ce qu’ils veulent : La haine doit être dirigée contre les minorités opprimées mais surtout pas contre les dominateurs ou le capitalisme.

Mais les mesures répressives ont encore un autre but : Un appareil répressif développé sert à intimider et opprimer tous ceux et celles qui opposent de la résistance au système. Celles et ceux qui contestent cet appareil sont fichés, observés, expulsés, arrêtés, battus, embarqués...

...solidarité à la place de la concurrence !

Les „valeurs“ des bourgeois, et entre temps aussi celles du PS et d’autres partis de „gauche“, correspondent entièrement à celles de l’extrême droite : la hiérarchie, la propriété privé et la concurrence en sont les principes fondamentaux.

Ces valeurs favorisent la division de la société et rendent les individus vulnérables. Des classes sont ainsi formées et dans les classes inférieures, les gens sont mis en concurrence entre eux, afin qu’ils ne voient pas leurs intérêts communs et ne puissent pas les défendre ensemble.

Des événements comme la coupe d’Europe ne sont que des prétextes pour imposer une politique répressive et spoliatrice en la plaçant sous la lumière plus chaleureuse de l’entente entre les peuples. Une carotte pour aider à supporter les coups de fouet ! Celles et ceux qui en ont les moyens et les relations pourront faire la fête en direct. Les autres devront se contenter du grand ou du petit écran.

En y regardant de plus près, derrière cette fête d’entente entre les peuples nous trouvons de nouveau le même schéma : nationalisme, racisme, sexisme, division, surveillance, répression, marchandisation, profit, bref peu pour beaucoup et beaucoup pour quelques-uns - le capitalisme quoi !

En tout cas pas une fête pour tous et toutes

Actuellement on ne peut rêver de ce qui serait possible si les moyens de production n’appartenaient pas à une minorité mais au peuple. Tout comme un monde fondé sur la solidarité et la justice sociale à la place du racisme et de la concurrence. Malgré tout nous ne pouvons et ne voulons pas nous résigner. Car avec le courage et la volonté de prendre ensemble le parti des opprimé.e.s et des exploité.e.s, on peut fêter déjà maintenant et ici des succès ! Pour cette raison : Solidarité antifasciste au lieu d’une concurrence nationaliste !

On compte sur toi !

Si nous ne pouvons pas nous promener le 31 mai, la ballade est reportée au 7 juin 2008. Plus d’infos sur le site web et sur des flyers.

http://www.buendnis-gegen-rechts.ch


13 mai 2008

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